Où voir les animaux dans le Mercantour ? Les meilleurs endroits pour observer la faune sauvage
Le parc national du Mercantour est l’une des destinations incontournables pour observer les animaux sauvages dans les Alpes du Sud. Entre forêts de montagne, alpages, falaises et lacs d’altitude, ses paysages abritent une faune remarquable : bouquetins, chamois, marmottes, cerfs, aigles royaux et vautours, mais aussi des espèces plus discrètes comme le lagopède alpin ou le lièvre variable.
Mais où aller pour observer les animaux dans le Mercantour ? Quels sont les meilleurs secteurs pour voir des mammifères, observer les oiseaux de montagne ou partir en randonnée en famille à la découverte de la faune alpine ?
Voici une sélection de sites et de vallées où tenter de belles observations naturalistes, avec des conseils pour choisir son itinéraire et mettre toutes les chances de son côté.
Sommaire
- Sommaire
- Pourquoi le Mercantour est-il si riche en animaux sauvages ?
- Le lac d’Allos : marmottes et faune des alpages
- Le vallon du Lauzanier : le meilleur spot pour observer les marmottes en famille
- La vallée de la Vésubie : bouquetins, chamois et oiseaux de montagne
- Le col de la Bonette : observer les animaux depuis la route et les sentiers
- Le col de Turini et l’Authion : écouter le brame du cerf
- La vallée des Merveilles et le mont Basto : observer les bouquetins dans le Mercantour
- Les falaises et les crêtes : à la recherche des grands rapaces
- Le loup dans le Mercantour : comprendre et rechercher les traces de ce prédateur emblématique
- Quelles espèces peut-on observer dans le Mercantour ?
- Quelle est la meilleure période pour observer les animaux dans le Mercantour ?
- Retrouvez toutes mes balades dans le Mercantour
- Comment augmenter ses chances d’observer les animaux sauvages ?
- Faut-il faire appel à un guide naturaliste dans le Mercantour ?
- Les règles à respecter pour observer la faune du Mercantour
- Conclusion : où aller pour voir les animaux dans le Mercantour ?
Pourquoi le Mercantour est-il si riche en animaux sauvages ?
Situé dans les Alpes-Maritimes et les Alpes-de-Haute-Provence, le parc national du Mercantour bénéficie d’une grande diversité de milieux naturels. Sa proximité avec la Méditerranée, son relief marqué et l’étagement de la végétation créent des habitats très variés, depuis les forêts de basse altitude jusqu’aux pelouses alpines et aux sommets rocheux.

Cette diversité permet la coexistence de nombreuses espèces. Le bouquetin des Alpes fréquente les escarpements rocheux, tandis que le chamois évolue aussi bien dans les forêts que dans les alpages et les barres rocheuses. Les marmottes affectionnent les prairies d’altitude, alors que les grands rapaces profitent des courants ascendants pour prospecter les vallées.
Le retour de plusieurs espèces emblématiques témoigne également des efforts de protection menés sur ce territoire. Bouquetins, chamois et gypaètes barbus font aujourd’hui partie des animaux que l’on peut espérer observer au cours d’une randonnée.

La faune reste toutefois sauvage : même dans les secteurs réputés favorables, aucune rencontre n’est garantie. L’observation demande du temps, de la discrétion et un peu de connaissance des comportements animaux.
Le lac d’Allos : marmottes et faune des alpages
Le lac d’Allos, dans le Haut-Verdon, est l’un des sites les plus emblématiques pour découvrir les paysages d’altitude du Mercantour. Son accès relativement accessible en saison en fait une destination appréciée des randonneurs et des familles. Les prairies et les éboulis qui entourent le lac offrent des habitats favorables aux marmottes. Ces rongeurs sont particulièrement actifs durant les beaux jours, lorsqu’ils alternent alimentation, surveillance et interactions sociales.

On peut aussi observer des oiseaux montagnards et, avec un peu de chance, apercevoir un chamois sur les pentes environnantes.
C’est un très bon spot pour observer le bouquetin, en particulier aux Encombrettes, autour du pas de Lausson et lors de l’ascension du Mont Pelat. Ces points hauts et rocheux sont aussi propices au lagopède alpin. Prenez le temps de scrutez aux jumelles les pelouses et les rochers pour déceler ces oiseaux cryptiques ! Le col de la petite Cayolle est aussi régulièrement fréquenté par les mouflons. Enfin, dans les rochers autours du refuge du lac, vous aurez probablement la chance d’observer l’hermine.

Le lac d’Allos est toutefois un site fréquenté. Pour profiter de la faune, mieux vaut s’écarter des heures d’affluence, rester sur les sentiers et observer les animaux à distance plutôt que de chercher à les approcher.
Quand venir ? La période allant de la fin du printemps au début de l’automne est généralement la plus favorable pour observer les marmottes, sous réserve des conditions d’enneigement et d’accessibilité.
Pour en savoir plus, voici mon article Randonner autour du lac d’Allos.
Le vallon du Lauzanier : le meilleur spot pour observer les marmottes en famille

Dans la vallée de l’Ubaye, au-dessus de Larche, le vallon du Lauzanier est un autre secteur intéressant pour découvrir la montagne et ses animaux. La balade est très facile et accessible en famille. C’est vraiment l’endroit idéal pour permettre aux plus jeunes de découvrir les animaux de la montagne.
Les pelouses alpines, les zones humides et les reliefs environnants accueillent une diversité d’espèces. Les marmottes sont parmi les animaux les plus recherchés par les randonneurs, mais le secteur se prête aussi à l’observation des oiseaux de montagne. On peut par exemple observer assez facilement la perdrix bartavelle. Tendez l’oreille ! Généralement on l’entend avant de la voir !
L’intérêt du Lauzanier tient aussi à la variété des milieux traversés : en prenant le temps d’observer, on découvre bien davantage que les grands mammifères. Les insectes, les fleurs alpines et les oiseaux des prairies font partie intégrante de cette richesse naturaliste.
La vallée de la Vésubie : bouquetins, chamois et oiseaux de montagne
La vallée de la Vésubie est un autre secteur majeur pour découvrir la faune du Mercantour. Les forêts, les alpages et les reliefs rocheux qui l’entourent abritent de nombreuses espèces montagnardes.
Les environs de Saint-Martin-Vésubie permettent notamment de rechercher les bouquetins et les chamois. Les observations recensées dans l’atlas du parc témoignent également de la présence du tétras-lyre.
À la recherche du tétras-lyre
Le tétras-lyre fréquente les milieux de transition entre les forêts et les espaces ouverts d’altitude. Son observation demande de la patience et une bonne connaissance de ses habitats. Au printemps, les parades nuptiales des mâles constituent un spectacle remarquable, mais ces rassemblements sont sensibles au dérangement. Il faut respecter les éventuelles zones de quiétude et éviter de s’approcher des oiseaux.
Pour les visiteurs, l’objectif n’est donc pas de multiplier les approches, mais de profiter d’une observation à distance lorsque les conditions le permettent.
Le col de la Bonette : observer les animaux depuis la route et les sentiers
Le secteur du col de la Bonette est particulièrement intéressant pour découvrir les paysages alpins et rechercher les animaux sans nécessairement entreprendre une longue randonnée. Les abords de la route traversent des milieux ouverts où l’on peut parfois apercevoir des marmottes, des chamois ou des bouquetins. Les oiseaux de montagne sont également à rechercher dans les secteurs rocheux et les prairies d’altitude. La route constitue ainsi un point de départ pratique pour une sortie naturaliste, notamment lorsque l’on voyage en famille ou que l’on dispose de peu de temps.
Attention cependant : les animaux peuvent traverser la chaussée de manière imprévisible. Il ne faut jamais s’arrêter dangereusement, sortir du véhicule au milieu de la route ou chercher à approcher un animal pour le photographier. Les conditions d’accès au col varient aussi selon la saison et l’enneigement.
Astuce : privilégiez un stationnement autorisé, puis prenez le temps de balayer les pentes à la jumelle. Une observation depuis un point fixe est souvent plus intéressante qu’une progression rapide.
Découvrez ici mon carnet de terrain au col de la Bonnette
Le col de Turini et l’Authion : écouter le brame du cerf

Le secteur du col de Turini et du massif de l’Authion est particulièrement intéressant à l’automne, lorsque résonne le brame du cerf élaphe. Durant la période du rut, généralement en septembre et en octobre selon les secteurs et les conditions, les mâles émettent de puissants cris pour signaler leur présence et rivaliser avec leurs concurrents. Les femelles et les jeunes fréquentent les mêmes paysages forestiers et les clairières environnantes.
Il est possible de randonner jusqu’à la cime du diable et la vallée des Merveilles. Les alentours des lacs du diable sont un très bon endroit pour observer les chamois, en particulier à l’automne.

Où écouter le brame dans le Mercantour ?
Les secteurs forestiers autour du Camp d’Argent et de l’Authion peuvent offrir des possibilités d’écoute et d’observation, en fonction de l’activité des animaux. Le plus souvent, on entend les cerfs avant de les voir. Le cri peut provenir d’un versant opposé ou d’une zone boisée invisible depuis le sentier. Il faut alors prendre le temps d’écouter et de repérer les mouvements dans les clairières, sans chercher à rejoindre directement les animaux.
Participer à une sortie encadrée par un guide naturaliste ou un accompagnateur connaissant le secteur peut être un véritable atout. Il saura interpréter les sons, identifier les zones favorables et choisir un emplacement adapté pour limiter le dérangement.
Le brame est une période sensible pour les cerfs. Il faut éviter de poursuivre un animal, de s’approcher d’un groupe ou de multiplier les déplacements à la tombée de la nuit.
Voici mon article sur le brame dans le Mercantour.
La vallée des Merveilles et le mont Basto : observer les bouquetins dans le Mercantour
Au cœur du massif du Mercantour, la vallée des Merveilles est connue pour ses paysages minéraux, ses lacs d’altitude et ses milliers de gravures rupestres datant principalement de l’âge du Bronze. Mais ce site emblématique est également un territoire intéressant pour observer la faune de montagne, notamment les bouquetins des Alpes et les chamois. C’est un de mes endroits préférés dans le Mercantour !

Sur les pentes rocheuses autour du mont Basto, qui culmine à 2 794 mètres d’altitude, les bouquetins trouvent des milieux favorables à leurs déplacements et à leur alimentation. Leurs silhouettes se détachent parfois sur les éboulis ou les crêtes, mais leur excellente adaptation au relief leur permet de rester étonnamment discrets. Pour les repérer, prenez le temps de scruter les versants à la jumelle, en particulier les vires rocheuses et les zones de transition entre les rochers et les pelouses alpines.

La période estivale, lorsque les itinéraires d’altitude deviennent accessibles, est propice à la randonnée naturaliste dans ce secteur. Les bouquetins peuvent être observés en groupes, avec parfois des femelles accompagnées de leurs cabris. Au début de l’été, les jeunes découvrent progressivement les déplacements sur les pentes escarpées, tandis que les adultes exploitent les ressources disponibles sur les versants.
La vallée des Merveilles se trouve toutefois dans un environnement montagnard exigeant, où les conditions météorologiques peuvent changer rapidement. Il est essentiel de préparer son itinéraire, de rester sur les sentiers autorisés et de respecter la réglementation spécifique à la zone archéologique et au cœur du parc national. Les bouquetins doivent être observés à distance, sans chercher à les approcher ni à les pousser à se déplacer pour obtenir une photographie.
Entre patrimoine préhistorique, lacs glaciaires et faune alpine, le secteur du mont Basto offre ainsi une belle occasion de découvrir le Mercantour autrement. Ici, l’observation naturaliste invite à ralentir, à apprendre à lire les reliefs et à apprécier la rencontre avec un animal parfaitement adapté à la haute montagne.
Les falaises et les crêtes : à la recherche des grands rapaces
Le Mercantour est également une destination remarquable pour observer les rapaces. Aigle royal, vautour fauve et gypaète barbu peuvent être recherchés dans différents secteurs du massif, sans qu’un site unique garantisse leur présence.
Le gypaète barbu, un vautour pas comme les autres

Avec sa silhouette élancée, ses ailes longues et sa queue en losange, le gypaète barbu est l’un des oiseaux les plus spectaculaires des Alpes.
Contrairement aux vautours qui consomment principalement les parties molles des carcasses, il est spécialisé dans les os. Il les laisse tomber sur des zones rocheuses pour les briser avant de les avaler.
Le Mercantour participe aux efforts de conservation de cette espèce dans les Alpes. L’observer en vol constitue une expérience naturaliste marquante, mais il faut savoir distinguer les silhouettes des différents grands rapaces et accepter que certaines sorties ne donnent lieu à aucune rencontre.
L’aigle royal

L’aigle royal fréquente les milieux montagneux où il trouve des zones de chasse et des sites de nidification adaptés. Il peut être observé en vol au-dessus des vallées ou en train de longer les reliefs.
Pour augmenter ses chances de détection, scrutez les crêtes et les courants ascendants, en particulier lorsque les conditions permettent aux oiseaux de planer sans effort apparent.
Restez toutefois à distance des falaises et des secteurs de nidification. La tranquillité des oiseaux est prioritaire sur la photographie.
Le loup dans le Mercantour : comprendre et rechercher les traces de ce prédateur emblématique
Le loup gris (Canis lupus) fait partie des animaux les plus fascinants du Mercantour, mais aussi des plus difficiles à observer. Après avoir disparu de France au début du XXe siècle, il a fait son retour naturel dans les Alpes au début des années 1990, depuis les populations italiennes. Le massif du Mercantour a ainsi été l’un des premiers territoires français concernés par le retour de ce grand prédateur.
Où trouver le loup dans le Mercantour ?
Le loup fréquente des milieux variés, depuis les forêts des vallées jusqu’aux alpages et aux secteurs montagneux plus isolés. Il se déplace sur de vastes territoires et adapte ses déplacements à la disponibilité de ses proies, à la présence humaine et aux conditions saisonnières.
Contrairement aux marmottes ou aux bouquetins, le loup ne se laisse que rarement observer au cours d’une randonnée. Il détecte généralement la présence humaine bien avant que celle-ci ne puisse le voir et cherche le plus souvent à l’éviter. Il n’existe donc pas de site garantissant son observation dans le parc national du Mercantour.

Comment repérer les indices de présence du loup ?
Pour le naturaliste, la recherche d’indices constitue souvent la meilleure manière de découvrir la présence de cette espèce. Les empreintes dans la boue ou la neige, les pistes, les excréments et certains restes de repas peuvent révéler le passage d’un grand canidé.
L’identification demande cependant de la prudence : les empreintes du loup peuvent ressembler à celles d’un grand chien. Il faut examiner l’ensemble de la piste, l’alignement des pas et le contexte de l’observation plutôt que de conclure à la présence d’un loup à partir d’une seule empreinte.
Avec un peu de chance, une observation directe reste possible, notamment à distance, à l’aube ou au crépuscule. Des jumelles permettent de scruter les lisières forestières et les versants ouverts sans s’approcher des animaux.
Quel est le rôle du loup dans l’écosystème du Mercantour ?
Le loup est un prédateur qui participe au fonctionnement des écosystèmes. Son régime alimentaire comprend notamment des ongulés sauvages, comme les chamois et les chevreuils. Il peut également s’attaquer aux troupeaux domestiques, ce qui explique les difficultés rencontrées par certains éleveurs et les enjeux de coexistence entre activités pastorales et faune sauvage.
Son retour dans les Alpes constitue un événement important pour la biodiversité française. Il rappelle que la protection de la nature ne concerne pas uniquement les espèces les plus faciles à observer ou les plus appréciées du public, mais aussi les grands prédateurs, dont la présence suscite parfois des débats.
Observer le loup, ou simplement découvrir les indices de son passage, invite ainsi à porter un autre regard sur la montagne : un territoire vivant, où les animaux se déplacent librement et où chaque rencontre reste un privilège.
Conseil d’observation : restez sur les itinéraires autorisés, ne cherchez jamais à suivre un loup ni à localiser une tanière, et n’utilisez aucun appât pour attirer un animal. La meilleure observation est celle qui ne modifie pas son comportement.
Quelles espèces peut-on observer dans le Mercantour ?
La diversité du massif permet de rechercher de nombreuses espèces, selon l’altitude, la saison et les milieux fréquentés.
| Espèce | Milieux à prospecter | Période favorable |
|---|---|---|
| Marmotte des Alpes | Alpages, prairies et éboulis : Vallon du Lauzanier, tour du lac d’Allos | Printemps à début d’automne |
| Bouquetin des Alpes | Falaises et pentes rocheuses : Lac Basto, Vallée de la Gordolasque, Les encombrettes, Mont Pelat, Pas de Lausson | Toute l’année, selon l’accessibilité |
| Chamois | Forêts, alpages et versants rocheux : lac du diable, Vallée des Merveilles | Toute l’année, avec des comportements variables |
| Cerf élaphe | Forêts et clairières : Col de Turini | Automne pour écouter le brame |
| Gypaète barbu | Vallées et reliefs montagneux | Toute l’année, sans garantie d’observation |
| Aigle royal | Crêtes et versants ouverts | Toute l’année |
| Tétras-lyre | Lisières forestières et landes d’altitude | Printemps pour les parades, avec précautions |
| Lagopède alpin | Pelouses et éboulis d’altitude | Selon l’enneigement et la saison |
| Renard roux | Lisières, prairies et secteurs forestiers | Toute l’année |
Quelle est la meilleure période pour observer les animaux dans le Mercantour ?
Chaque saison offre des possibilités différentes.
Au printemps : le réveil de la montagne
Avec le retrait progressif de la neige, les marmottes réapparaissent et les animaux profitent des premières ressources alimentaires. Les oiseaux sont également actifs, avec les chants et les comportements reproducteurs de nombreuses espèces.
L’accès aux sentiers d’altitude peut cependant rester difficile en raison de la neige.

En été : la saison des randonnées naturalistes
L’été est propice à l’observation des marmottes, des bouquetins et des chamois. Les jeunes animaux sont parfois visibles, notamment dans les groupes de femelles. Pour éviter les heures les plus chaudes, partez tôt le matin. Les jumelles sont particulièrement utiles pour observer les animaux sur les pentes éloignées.
En automne : le brame et le rut des ongulés
L’automne est une période privilégiée pour écouter le brame du cerf et rechercher les comportements liés au rut du chamois. Les couleurs des forêts rendent également les sorties particulièrement agréables. Les températures baissent toutefois rapidement et les journées raccourcissent : il faut adapter son équipement et son itinéraire.

En hiver : observer sans déranger
L’hiver est une période plus exigeante pour la faune. Les animaux doivent économiser leur énergie et leurs ressources pour survivre jusqu’au printemps. Il est possible de repérer des traces dans la neige ou d’observer certains animaux depuis des secteurs accessibles, mais il faut éviter toute approche susceptible de provoquer une fuite. Les conditions météorologiques et l’enneigement limitent aussi les possibilités de randonnée.

Retrouvez toutes mes balades dans le Mercantour
Comment augmenter ses chances d’observer les animaux sauvages ?
Observer la faune demande davantage de patience que de kilomètres parcourus. Quelques habitudes permettent de profiter pleinement d’une sortie naturaliste.
Partir tôt le matin ou en fin de journée. De nombreux mammifères sont plus actifs lorsque les températures sont modérées et que la fréquentation humaine est plus faible.
Emporter des jumelles. Elles permettent de distinguer un animal dans une pente rocheuse, d’identifier un rapace en vol ou d’observer un groupe sans s’en approcher.
Apprendre à lire le paysage. Les lisières, les clairières, les passages entre deux zones rocheuses et les replats herbeux sont des endroits intéressants à surveiller.
Avancer lentement et écouter. Un cri d’alarme, un mouvement dans les herbes ou la silhouette d’un animal sur une crête peuvent révéler une présence que l’on aurait manquée en marchant trop vite.
Rester à distance. Si un animal cesse de s’alimenter, surveille votre présence ou s’éloigne, vous êtes probablement trop proche. Il faut alors reculer ou interrompre l’observation.
Ne jamais nourrir les animaux. Les nourrir modifie leur comportement et peut les rendre dépendants de l’homme ou les attirer vers des secteurs dangereux, notamment les routes.
Enfin, n’oubliez pas que les observations ne sont jamais garanties. Une randonnée sans rencontre avec un grand mammifère peut rester très riche grâce aux oiseaux, aux insectes, aux plantes et aux indices de présence laissés par la faune.
Faut-il faire appel à un guide naturaliste dans le Mercantour ?
Une sortie accompagnée peut être particulièrement intéressante pour découvrir la faune du Mercantour.
Un guide connaissant bien le territoire peut vous aider à identifier les espèces, à interpréter leurs comportements et à repérer les indices que l’on remarque rarement lors d’une première visite : empreintes, crottes, restes de repas, cris d’alarme ou silhouettes dissimulées dans les rochers. Pour le brame du cerf, l’intérêt est aussi de comprendre ce que l’on entend et de choisir un emplacement d’observation qui limite le dérangement.
Une sortie guidée est particulièrement adaptée si vous découvrez la montagne, si vous souhaitez approfondir vos connaissances naturalistes ou si vous voulez initier des enfants à l’observation de la faune sauvage.
Privilégiez un professionnel sensibilisé à la protection de la faune, qui adapte le parcours aux conditions du jour et respecte les distances d’observation.
Les règles à respecter pour observer la faune du Mercantour

Le parc national est un espace protégé où la tranquillité des animaux doit rester une priorité.
Pour observer la faune de manière responsable :
- Restez sur les sentiers autorisés et respectez la réglementation applicable au secteur.
- Ne poursuivez jamais un animal et ne cherchez pas à provoquer une réaction pour obtenir une photographie.
- N’approchez pas les jeunes animaux, même s’ils semblent seuls.
- Gardez vos distances avec les troupeaux domestiques et les chiens de protection.
- Tenez votre chien conformément aux règles locales et vérifiez les restrictions applicables avant votre départ.
- Évitez le bruit, les cris et les éclairages puissants la nuit.
- Ne communiquez pas publiquement la localisation précise d’une espèce sensible si cela risque de favoriser un dérangement.
Le meilleur souvenir d’une rencontre naturaliste n’est pas nécessairement une photographie prise de près. C’est souvent le privilège d’avoir observé un animal dans son environnement, sans modifier son comportement.
Conclusion : où aller pour voir les animaux dans le Mercantour ?

Pour observer la faune sauvage dans le Mercantour, plusieurs secteurs méritent une place dans votre carnet de randonnée : le vallon de Mary et les lacs de Marinet pour les animaux de haute montagne, le lac d’Allos et le vallon du Lauzanier pour les marmottes et la faune des alpages, la vallée de la Vésubie pour les bouquetins et les oiseaux montagnards, ou encore le col de Turini et l’Authion pour tenter d’écouter le brame du cerf.
Le choix du site dépendra avant tout des espèces recherchées, de la saison et de votre niveau de randonnée. Dans tous les cas, prenez le temps de scruter les paysages, de vous arrêter et d’observer.
Car dans le Mercantour, la montagne ne se résume pas à ses sommets et à ses lacs : elle est aussi un territoire vivant, où chaque sortie peut devenir l’occasion d’une rencontre avec le sauvage.




