La Konétiwaka : route panoramique de Koné à Poindimié en Nouvelle-Calédonie. La Konétiwaka est une route emblématique de la province Nord de Nouvelle-Calédonie, reliant la côte ouest à la côte est, de Koné à Poindimié. Ce parcours traverse une grande diversité de paysages, allant des savanes de la plaine de Koné aux forêts denses et vallées encaissées qui mènent à l’océan Pacifique sur la côte est.

La Konétiwaka est plus qu’un simple axe routier : c’est une véritable traversée naturelle du nord de la Grande Terre, idéale pour les voyageurs en quête de panoramas sauvages et d’observation de la biodiversité.

Une traversée spectaculaire de la Grande Terre

La route traverse différents types de paysages :

  • Plaines et savanes de la côte ouest : étendues herbeuses où l’on peut observer le Milan siffleur ou le Busard de Gould
  • Vallées et collines intérieures : forêts sèches et fragments boisés offrant refuge au Kagou et à la Perruche de la chaîne
  • Reliefs montagneux : alternance de crêtes et de vallons menant à la côte est, avec de magnifiques points de vue sur l’océan Pacifique
  • Côte est et Poindimié : mangroves, rivières et plages encore sauvages, riches en biodiversité et propices à l’observation des oiseaux côtiers et limicoles

Cette route offre ainsi un panorama complet des milieux naturels du nord de la Grande Terre, de l’ouest sec et ouvert aux forêts humides de l’est.

Observer les papillons

13 février 2018. La route quitte la côte Ouest en longeant tout d’abord la rivière Koné, occasion de faire un premier arrêt. Les papillons sont nombreux à virevolter avant de se poser sur la végétation. Parmi eux, certains aux couleurs vives attirent l’attention.

Hypolimnas bolina

Il s’agit du Bolina qui peut atteindre 8,5 cm. Le dimorphisme sexuel est très marqué chez ce papillon et les formes peuvent également beaucoup varier d’une région à l’autre. Il compte ainsi 8 sous-espèces.

Hypolimnas bolina-femelle
Hypolimnas bolina – mâle
Le grand monarque

Un autre grand papillon passe à proximité de l’objectif. Celui-ci, on le connaît : le grand monarque (Danaus plexippus). Il s’agit donc de ma même espèce que celle qui effectue de longues migrations sur le continent américain. Au cours du XIXème siècle, ce grand voyageur a également colonisé d’autres régions dans le monde : la Nouvelle-Zélande en 1840 et l’Australie en 1870. Plusieurs sous-espèces sont décrites mais ce serait la sous-espèces nominale Danaus plexippus plexippus qui aurait gagné toutes ces nouvelles contrées. (Sources : Opie)

Grand monarque

Il faut faire attention cependant en marchant dans les hautes herbes, il y a des bebêtes un peu moins sympathiques !

Guêpe

Le petit sentier descend jusqu’à la rivière où se baignent les locaux. La ripisylve est haute et de nombreux chants s’en élèvent, mais pas facile de détecter les oiseaux tant la végétation est dense.

Premier arrêt le long de la Konétiwaka

Nous reprenons la route qui serpentent au milieu des montagnes verdoyantes. Le meilleur moyen de visiter la Konétiwaka est donc de s’arrêter aux différentes aires de repos très bien aménagées et qui permettent de gagner la rivière à pieds.

Stèle à la mémoire des Anciens
Rivière le long de la Koné-Tiwaka
En route vers l’Est
Aire de repos

Au fur et mesure que nous avançons vers l’Est, la végétation change est devient plus tropicale. Les pins cèdent progressivement la place aux fougères arborescentes. Nous avons quitté la rivière Koné qui coulait vers l’Ouest. Le système change, cettte fois-ci ce sont des affluents de la Tiwaka qui s’écoulent vers l’Est.

Fougères arborescentes
Hibiscus
Les oiseaux de la chaîne centrale

Alors que la journée avance, des nuages annonciateurs de pluie s’accumulent et la chaleur se fait moins intense. Les oiseaux s’activent et sortent de leurs cachettes. Les zostérops à dos gris s’alimentent dans les fleurs blanches des niaoulis.

Zostérops à dos gris, Konetiwaka, Nouvelle-Calédonie

Un rhipidure gris se tient quant à lui à l’affût : il guette le moindre insecte qu’il va attraper au vol à la façon de nos gobemouches.

Rhipidure gris, Konetiwaka, Nouvelle-Calédonie
Rhipidure gris, Konetiwaka, Nouvelle-Calédonie
Konétiwaka

Les stournes calédoniens forment des groupes bruyants volant d’arbres en arbres. Ils ne passent pas inaperçus ! Un chant plus mélodieux me permet de trouver un nouvel oiseau : le méliphage à oreillons gris … ça en fait des noms à apprendre !

Méliphage à oreillons gris
Les chutes de Pombéi

MAJ : depuis, le terrain à été revendiqué et il n’est plus possible de descendre aux chutes

Nous finissons la balade aux chutes de Pombeï où nous nous baignons au milieu des carpes à queue noire. Mais il fait à présent bien gris ! Il faudra revenir pour les photos !

Chutes de Pombeï

15 février

Jour de pré-rentrée. Le matin nous sommes accueillis au lycée de Pouembout pour visiter  les locaux et découvrir nos nouvelles conditions de travail. Ce que je retiens, c’est qu’il faut oublier ce que nous avons connu en métropole ! Dans l’après-midi, nous retournons sur la Konétiwaka pour nous baigner à Pombeï et cette fois-ci nous avons de la lumière. Nous faisons quelques arrêts pour refaire des images des forêts aux arbres majestueux.

Nous voilà de retour aux chutes de Pombeï, survolés par des groupes de loriquets à tête bleue, appelés également loriquets arc-en-ciel.

Chutes de Pombeï
Les chutes de Pombeï
Chutes de Pombeï
Chutes de Pombeï

La carpe à queue noire (Kuhlia rupestris) est une espèce autochtone. Migratrice catadrone, elle vit dans les milieux d’eau douce et se reproduit en mer. Si les mâles demeurent proches de la côte dans les estuaires, les femelles quant à elles remontent les rivières jusqu’à ce qu’elles rencontrent des chutes infranchissables.

Carpes à queue noire, Chutes de Pombeï le long de la transversale Koné-Tiwaka
Les chutes de Pombeï
Carpes à queue noire, Chutes de Pombeï le long de la transversale Koné-Tiwaka

Sur la côte océanienne

Après un petit bain nous reprenons la route que nous poursuivons cette fois-ci vers la côte Est. La rivière s’élargit avant d’atteindre l’océan.

Rivière Tiwak

C’est ici que s’achève notre exploration … pour aujourd’hui 😉

Embouchure de la Tiwaka
Photothèque

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