La réserve naturelle de Flói (Flói Bird Reserve) est un lieu incontournable pour les amoureux des oiseaux et des zones humides en Islande. Située dans la région sud du pays, près de Eyrarbakki et de la municipalité d’Árborg, cette réserve de marais et d’étangs offre un spectacle naturel riche en faune aviaire migratrice et sédentaire.
Route depuis Vik
Mercredi 27 juillet : Le sud-Est
Nous profitons d’une légère éclaircie matinale pour monter sur le rocher de Vik. Mais la brume est si dense au sommet que nous n’y voyons rien. Nous redescendons à la voiture et roulons en direction de Selfoss.
Depuis la route nous pouvons voir Hekla, l’un des volcans les plus actifs de l’île.
La réserve naturelle de Floi
Localisation
Un paysage unique : marais, étangs et estuaire
La réserve couvre une superficie d’environ 5 km², s’étendant le long de la rive orientale de la rivière Ölfusá. Le terrain est majoritairement constitué de zones humides basses, de prairies inondables, d’étangs et de mares, qui se forment dans les dépressions du vaste champ de lave de Þjórsá. En cas de grandes marées, une partie de la réserve est recouverte par les eaux salées, ce qui en fait un habitat particulièrement riche et dynamique.
Une réserve ornithologique d’importance internationale
La réserve de Flói est ainsi reconnue comme Important Bird Area (IBA) par BirdLife International, ce qui souligne son rôle majeur dans la conservation des oiseaux migrateurs et des espèces de zones humides. Plus de 70 espèces d’oiseaux y ont été observées, dont au moins 25 espèces qui y nichent régulièrement.
Parmi les oiseaux les plus intéressants à observer :
- Plongeon catmarin (Red-throated Diver) — souvent visible sur les étangs.
- Bécassine des marais, barge à queue noire, chevalier gambette — caractéristiques des zones humides.
- Canards d’eau douce comme la sarcelle ou le canard colvert.
- Oies cendrées et oies à tête barrée — fréquentes lors des migrations de printemps et d’automne.
- Hérons, pipits et pluvier doré, ainsi que des espèces plus rares selon la saison.
Les marées, les feuilles et les eaux peu profondes créent un écosystème idéal pour l’alimentation, la nidification et le repos des oiseaux, ce qui en fait une zone privilégiée pour l’ornithologie en Islande.
J’essaie de prendre quelques photos de catmarin malgré la pluie et le vent.
Autres espèces et biodiversité
Outre les oiseaux, la réserve héberge également une diversité d’autres animaux et d’invertébrés typiques des zones humides :
- Phoques communs (grey seals) peuvent être vus dans les estuaires à certaines périodes de l’année.
- Vison d’Amérique, blennies, truites et anguilles fréquentent les mares et fossés.
- Une variété de coléoptères aquatiques, amphipodes et autres invertébrés contribuent à la richesse écologique du site.
La flore est tout aussi variée, avec des espèces de marais, de prairies humides et de berges, incluant des sedges, saules nains, cotton grass et plantes aquatiques, ainsi que des fleurs sauvages rares comme la scabieuse du diable.
Espèces observées
Espèces observées : Chevalier gambette, Courlis corlieu, Bécassine des marais, Barge à queue noire, Phalarope à bec étroit, Plongeon catmarin, Canard colvert, Cygne chanteur, Labbe parasite, Goéland marin, Goéland argenté, Sterne arctique, Pipit farlouse.
Escale dans la zone géothermique de Hveragerdi
Nous reprenons donc la route, direction Hveragerdi où nous dégustons un gâteau au chocolat dans la boulangerie de Hverabakari. Il s’agit d’une région géothermale où les serres sont nombreuses.
Des randos permettent aussi d’explorer la zone. Nous empruntons alors l’un de ces sentiers et errons dans la brume et la pluie au milieu des ruisseaux fumants et des bassines de boue.
Départ pour Reykjavik … ça sent la fin du voyage. Nous retournons au camping où nous étions arrivées le 1er soir mais il est maintenant bondé. Repas dans le centre au Laekjarbekka, excellent resto où nous dégustons de l’agneau. Nous finissons la soirée au Café de Paris, devant un chocolat chaud.





