Les cascades de Trans en Provence. La Boucle du Calant est un petit circuit de promenade facile et familial (environ 1,5 , durée ~40 min), qui longe la rivière Nartuby à travers des gorges naturelles sculptées par l’eau. Le sentier est balisé et ponctué de panneaux informatifs (souvent interactifs avec QR codes/NFC) qui racontent l’histoire locale, la géologie, ainsi que le patrimoine architectural du village (église, fontaines, moulins, anciennes installations industrielles…).
Informations pratiques

- Difficulté : facile
- Distance : ~1,6 km
- Dénivelé : faible (convient à tous)
- Durée : ~40 min
- Point de départ : généralement près de la pharmacie ou de la mairie de Trans‑en‑Provence.
➤ Boucle facile et courte, parfaite pour une promenade nature ou une sortie détente.
➤ La Nartuby forme de jolies gorges et quelques petites cascades riches en ambiance varoise. La passerelle himalayenne est l’attraction principale, offrant une vue immersive sur les gorges et le village.
➤ Le circuit est interactif, avec panneaux informatifs connectés, ce qui en fait aussi une balade culturelle et pédagogique.
Au cœur du village
Le parcours commence au niveau du boulodrome et de la pharmacie. On peut prendre le temps de s’asseoir ici au soleil, près de l’ancien lavoir. L’itinéraire passe sous le pont tout en longeant le cours de la rivière. Ouvrez l’œil, vous pourrez peut-être voir passer une bergeronnette des ruisseaux ou le discret cincle plongeur.

Le long des cascades

On arrive au pont Bertrand qui offre un joli point de vue sur la rivière. Il doit son nom à ses constructeurs, les frères Bertrand. Il a été construit au début du XIXᵉ siècle (an X de la République, soit autour de 1801) et reconstruit peu après à cause d’une grande inondation.
Ce pont fut très utile aux habitants pour franchir la Nartuby, notamment pour accéder aux terres situées de l’autre côté de la rivière ainsi qu’aux moulins historiques du village. Aujourd’hui, le Pont Bertrand offre un superbe point de vue sur les eaux de la Nartuby, ses petits sauts et cascades naturelles dans un décor rocheux et verdoyant.
Place de l’hôtel de ville

On traverse ensuite la place de l’hôtel de ville. Véritable invitation à prendre un verre, un café ou déguster une glace au retour des beaux jours.
La passerelle himalayenne

On finit par arriver à la passerelle himalayenne. Longue de 70 m et surplombant la Nartuby à 30 m; elle constitue le point d’orgue de la balade. La vue est vraiment à couper le souffle. Idéal pour les familles et promeneurs, le passage est sécurisé avec rambardes et lames antidérapantes. Elle permet une vue immersive sur la rivière et les paysages rocheux et boisés.
💡L’accès est gratuit toute l’année.
Les gorges de la Nartuby

La suite du parcours longe les gorges au milieu d’une dense ripisylve. C’est la partie la plus sauvage du parcours. Le cri d’un pic épeichette retentit. A la belle saison, ces milieux sont affectionné par le loriot d’Europe. Il se signale par son chant puissant et caractéristique. Malgré son plumage criard jaune et noir, il passe souvent inaperçu, camouflé dans le feuillage dense du printemps.
C’est une zone naturelle sensible qui fait l’objet d’actions de protection et de restauration par des organismes comme le Syndicat Mixte de l’Argens, dans le cadre de contrats de rivière visant à maintenir la qualité écologique de la Nartuby.
💡 Astuce naturaliste : quand tu longes la Nartuby, observe les différences de végétation sur les berges : là où la ripisylve est dense, l’eau est souvent plus fraîche, l’érosion moindre, et la biodiversité plus riche.
Retour par le cœur du village
Nous finissons par revenir au village en suivant les plaques qui balisent le sentier. On passe près de l’église, la place de la mairie pour revenir au boulodrome. Et voilà ! La boucle est bouclée !

A voir à proximité : le puits aérien
Le puits aérien de Trans-en-Provence, inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, est reconnu comme le premier puits de récupération automatique de l’humidité atmosphérique au monde. Conçu pour collecter la vapeur d’eau de l’air, il a inspiré de nombreuses applications dans les régions chaudes et désertiques à travers le monde.
Édifié en 1931 par l’ingénieur belge Achille KNAPEN, ce puits avait pour objectif de démontrer qu’il était possible de récupérer l’humidité nocturne de l’air grâce à un condensateur artificiel, afin de répondre aux problèmes de sécheresse.
Le fonctionnement repose sur un principe simple : l’air chaud de la journée pénètre librement dans la coupole et s’y accumule. Pendant la nuit, le refroidissement de l’air provoque la condensation de la vapeur d’eau, qui peut être recueillie selon le volume du puits.
Techniquement, le puits est constitué d’une masse centrale en béton de grenaille de porphyre et mortier de ciment, renfermant un puits de 1 mètre de diamètre, s’élevant jusqu’à 9 mètres de hauteur au-dessus du sol. Une enveloppe de 2,50 mètres d’épaisseur entoure cette structure pour favoriser la condensation, tandis que de nombreux orifices permettent à l’air de circuler et de se refroidir efficacement.
Les résultats de l’expérience
Malgré un an et demi de tests, les performances du puits sont restées très limitées. Lors des meilleures nuits, Achille KNAPEN ne recueillait que l’équivalent d’un seau d’eau, insuffisant pour étancher la soif des habitants de Trans-en-Provence.
La principale raison ? KNAPEN avait prévu des températures nocturnes pouvant descendre à -4 °C, alors qu’à Trans-en-Provence les écarts thermiques estivaux ne sont que de quelques degrés. De plus, le condensateur était trop massif pour se refroidir suffisamment la nuit.
Le puits aujourd’hui
Même si les expériences ont cessé avec le décès de KNAPEN en 1941, le puits aérien demeure intact. Situé à l’adret, près des villas de caractère, il domine la ville et la rivière Nartuby de sa silhouette élégante, rappelant celle d’un colombier.
Aujourd’hui, il est devenu une curiosité touristique et un symbole du patrimoine local, unique en son genre, témoignant d’une approche novatrice face aux défis de la sécheresse au début du XXᵉ siècle.
