Vendredi 24 février.

Suite du compte-rendu de la sortie dans le parc provincial de la Rivière bleue. Après avoir passé la journée à vadrouiller à la recherche des piafs, le soir venu on remet ça, cette fois-ci pour observer les geckos endémiques de Nouvelle-Calédonie.

Gecko géant cornu

Nous ne tardons pas à trouver un premier spécimen. Il s’agit du Gecko géant cornu (Rhacodactylus auriculatus). On reconnaît cette espèce à la série de crêtes surélevées sur son crâne. Cette espèce assez répandue dans le grand sud peut mesurer jusqu’à 125 mm.

Gecko cornu, Parc provincial de la Rivière bleue

Le Gecko géant cornu est l’un des plus grands geckos de Nouvelle-Calédonie. Endémique de la Grande Terre, ce reptile arboricole peut atteindre 25 à 30 cm de longueur, ce qui en fait l’une des espèces les plus imposantes de geckos du territoire.

Il doit son nom à la présence de petites excroissances cutanées en forme de « cornes » au-dessus des yeux, qui lui donnent une apparence caractéristique. Sa coloration varie du brun au gris, souvent marquée également de motifs sombres. Ils lui permettent ainsi de se camoufler efficacement sur l’écorce des arbres ou dans la végétation. Comme la plupart des geckos calédoniens, il est principalement nocturne. Il passe alors la journée caché dans les cavités d’arbres ou sous les branches.

Le gecko géant cornu fréquente surtout les forêts humides et les zones boisées, où il se nourrit d’insectes, d’autres petits invertébrés et parfois de fruits ou de nectar.

Gecko cornu, Parc provincial de la Rivière bleue
Gecko cornu, Parc provincial de la Rivière bleue

Plus loin nous trouvons un deuxième individu. La coloration de cette espèce peut en effet énormément varier d’un spécimen à l’autre avec des bandes grises, brunes ou rougeâtres.

Gecko cornu, Parc provincial de la Rivière bleue
Sous la lumière des torches

L’ambiance de la forêt nocturne est vraiment excellente. Les frontales éclairent tour à tour quelques portions du paysage, fleurs, gourdes du mineur avant qu’elles ne replongent dans l’obscurité. Un étrange silence plane alors sur le paysage, rompu seulement par les stridulations puissantes des cigales forestières.

Gourdes du mineur, Parc provincial de la Rivière bleue
Gourdes du mineur, Parc provincial de la Rivière bleue
Fleur, Parc provincial de la Rivière bleue
Bavayia à bande pale

Plus discrets mais plus nombreux le Bavayia à bande pale (Bavayia septuiclavis), espèce endémique de la Province sud qui ne se rencontre que dans les massifs ultramafiques (maquis minier).

Bavayia à bande pale, Parc provincial de la Rivière bleue

La Bavayia à bande pâle est un petit gecko endémique de Nouvelle-Calédonie. Discret et principalement nocturne, ce reptile appartient à un groupe de geckos forestiers qui vivent dans les milieux naturels de la Grande Terre et de certaines îles voisines. Son nom commun fait référence à la bande claire visible sur sa queue, caractéristique qui permet ainsi de l’identifier parmi les autres espèces du genre Bavayia.

La bavayia à bande pâle fréquente surtout les forêts humides et les zones boisées, où elle se cache sous l’écorce des arbres, dans les crevasses rocheuses ou parmi les branches. Comme beaucoup de geckos, elle se nourrit principalement d’insectes et d’autres petits invertébrés qu’elle chasse la nuit. Peu visible en journée, elle joue pourtant un rôle important dans l’équilibre des écosystèmes forestiers en régulant les populations d’insectes.

Gecko géant crêté

Enfin, probablement la star de la sortie : le Gecko géant crêté (Rhacodactylus ciliatus). Notre guide le cherchait depuis 3 ans en vain, nous avons vraiment eu de la chance ce soir ! Cette espèce possède également une caractéristique : sa queue originelle avec des marques blanches. Ce gecko n’est présent que dans les chaînes ultramaphiques du sud ainsi que les zones côtières de l’île des pins.

Gecko cilié, Parc provincial de la Rivière bleue
Gecko cilié, Parc provincial de la Rivière bleue

Le Gecko géant crêté est l’un des reptiles les plus emblématiques de Nouvelle-Calédonie. Endémique de la Grande Terre et de l’Île des Pins, ce gecko arboricole est facilement reconnaissable grâce aux rangées de petites excroissances en forme de cils qui courent au-dessus de ses yeux et le long de sa tête, d’où son nom de « gecko à crête » ou « gecko à cils ».

De taille relativement grande pour un gecko, il peut atteindre 20 à 25 cm de longueur queue comprise. Sa coloration varie du beige au brun rougeâtre, parfois marquée de motifs plus clairs, ce qui lui permet de se camoufler efficacement dans la végétation. Principalement nocturne, il passe la journée caché dans les arbres, les cavités ou sous l’écorce, avant de sortir la nuit pour se nourrir d’insectes, de petits invertébrés et de fruits.

Longtemps considéré comme disparu après sa découverte au XIXᵉ siècle, le gecko géant crêté a été redécouvert en 1994, ce qui en a fait l’une des redécouvertes zoologiques les plus remarquables du Pacifique. Aujourd’hui, il fait partie des espèces emblématiques de la biodiversité unique de Nouvelle-Calédonie, un territoire reconnu pour son exceptionnelle richesse en espèces endémiques.

Gecko cilié, Parc provincial de la Rivière bleue
Gecko cilié, Parc provincial de la Rivière bleue
Merci

Un grand merci à matias qui nous a permis de découvrir ces jolie bêtes 🙂 et pour aller plus loin il existe un guide sur les reptiles du grand sud. Il en faudrait un aussi pour le nord !

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