Les paysages spectaculaires de Bjargtangar. Situé à l’extrême ouest de l’Islande, dans la région reculée des Westfjords, Bjargtangar est l’un des lieux les plus sauvages et spectaculaires du pays. Souvent présenté comme l’un des points les plus occidentaux d’Europe, ce promontoire battu par les vents incarne l’Islande dans ce qu’elle a de plus brut : falaises vertigineuses, océan infini, lumière changeante et solitude absolue. Bjargtangar n’est pas une destination anodine, mais une expérience de bout du monde.

Un cap isolé au cœur des fjords de l’Ouest

Bjargtangar se situe au sud-ouest des Westfjords, non loin des célèbres falaises de Látrabjarg. Accessible par des routes longues et parfois difficiles, le site se mérite, renforçant son caractère sauvage. Ici, aucune infrastructure touristique majeure, seulement un phare solitaire, des pâturages balayés par le vent et l’Atlantique Nord à perte de vue.

Ce sentiment d’isolement est l’une des grandes forces de Bjargtangar : on y vient pour le silence, l’immensité et la sensation d’être arrivé au bout de quelque chose.

Des falaises impressionnantes face à l’Atlantique
Falaises de Bjargtangar
Falaises de Bjargtangar

Le paysage est dominé par de hautes falaises abruptes, sculptées par l’érosion marine. Elles plongent directement dans l’océan, offrant des panoramas spectaculaires, notamment par mer agitée. Les couches géologiques visibles racontent l’histoire volcanique ancienne de l’Islande, tandis que les prairies sommitales contrastent fortement avec la verticalité des parois.

Par temps clair, l’horizon semble infini, renforçant cette impression d’être à la frontière entre la terre et le large.

Mon carnet de voyage dans les fjords du Nord-ouest

Notre journée à Flatey s’achève. Maintenons nous attendons le ferry qui doit nous mener de l’autre côté du fjord et à la voiture, nous l’espérons ! Mais il n’arrive qu’à 17h. Le retour se fait, comme à l’aller, sans encombre, la mer est très calme. Nous débarquons à Brjanslaekur où nous attend la voiture. Nous prenons la direction de l’ouest puis longeons le fjord de Patreksfjördur jusqu’au camping de Breidavik.

Fjords du Nord-Ouest
Fjords du Nord-Ouest
Fjords du Nord-Ouest
Fjords du Nord-Ouest

Après avoir monté la tente, nous nous rendons à Bjargtangar et prenons en stop Maria, jeune polonaise parlant parfaitement le français, l’anglais, l’islandais …

Camping de Breidavik
Camping de Breidavik
Les falaises de Látrabjarg : un sanctuaire d’oiseaux marins en Islande

Situées à l’extrême ouest des Westfjords, les falaises de Látrabjarg figurent parmi les sites naturels les plus impressionnants d’Islande. Longues de près de 14 kilomètres et culminant à plus de 440 mètres de hauteur, elles comptent parmi les plus grandes falaises maritimes d’Europe. Battues par les vents et l’Atlantique Nord, elles forment un refuge essentiel pour des millions d’oiseaux marins, faisant de Látrabjarg l’un des plus grands sites de nidification du pays.

Un paysage spectaculaire façonné par l’océan

Les falaises de Látrabjarg plongent presque verticalement dans la mer, offrant un contraste saisissant entre les prairies verdoyantes du plateau sommital et les parois rocheuses abruptes. Sculptées par l’érosion marine et le climat rigoureux, elles témoignent de l’histoire géologique volcanique de l’Islande. L’absence d’arbres, la lumière changeante et l’horizon infini renforcent l’impression de bout du monde.

Un des plus grands sites ornithologiques d’Europe

Látrabjarg est avant tout célèbre pour ses colonies d’oiseaux marins, qui s’y installent chaque année au printemps pour nicher. On estime que plusieurs millions d’oiseaux fréquentent les falaises durant la saison de reproduction, attirés par l’abondance de nourriture en mer et la sécurité relative offerte par les parois verticales.

Les espèces emblématiques

Parmi les oiseaux les plus emblématiques observables à Látrabjarg figurent :

Pingouin torda (Islande 2011)
  • le macareux moine, véritable icône de l’Islande, souvent observable de très près sur le plateau herbeux,
  • les guillemots de Troïl et guillemots de Brünich, formant des colonies denses sur les corniches,
  • le pingouin torda, reconnaissable à son plumage noir et blanc et à son bec massif,
  • les fulmars boréaux, planant le long des falaises,
  • les mouettes tridactyles et plusieurs espèces de goélands.

Cette concentration exceptionnelle fait de Látrabjarg un site majeur pour l’ornithologie et la photographie animalière.

Une proximité unique avec la faune

L’une des particularités de Látrabjarg est la faible crainte des oiseaux envers l’homme, conséquence de l’absence historique de prédateurs terrestres. Les macareux, notamment, nichent parfois à quelques mètres des visiteurs. Cette proximité offre une expérience rare, mais impose une grande responsabilité : rester à distance, éviter tout mouvement brusque et ne jamais s’approcher du bord des falaises.

Macareux moine (Islande - juillet 2011)
Macareux moine (Islande – juillet 2011)
Quand observer les colonies d’oiseaux ?

La meilleure période pour visiter Látrabjarg s’étend de mai à début août :

  • mai–juin : installation des colonies et parades nuptiales,
  • juin–juillet : nourrissage des poussins, activité maximale,
  • fin juillet–début août : départ progressif des macareux vers le large.

En dehors de cette période, les falaises retrouvent un visage plus austère et silencieux.

Un site fragile à protéger

Malgré son apparente robustesse, Látrabjarg est un milieu extrêmement fragile. L’érosion des sols, le dérangement des colonies et les conditions météo parfois extrêmes nécessitent une vigilance constante. Le respect des sentiers, des distances de sécurité et des recommandations locales est indispensable pour préserver ce sanctuaire naturel unique.

La falaise aux oiseaux dessinant un « L » est magnifique et nous pouvons faire de superbes obs de macareux très peu farouches ! Dans les falaises nichent également Mouettes tridactyles, Pingouins torda, Guillemots de Brunich et de Troil ainsi que les fulmars.

Falaises de Bjargtangar
Falaises de Bjargtangar
Fjords du Nord-Ouest
Fjords du Nord-Ouest

La lumière est vraiment magique et les oiseaux assez coopératifs. Si les guillemots restent cantonnés sur leur corniche, les macareux et les pingouins n’hésitent pas à se percher au sommet des falaises, c’est parti pour une série de photos de folie !

Macareux moine (Islande - juillet 2011)
Macareux moine (Islande – juillet 2011)
Macareux moine (Islande - juillet 2011)
Macareux moine (Islande - juillet 2011)
Macareux moine (Islande - juillet 2011)
Macareux moine (Islande - juillet 2011)
Macareux moine (Islande – juillet 2011)
Pingouin torda (Islande 2011)
Pingouin torda (Islande 2011)
Pingouin torda (Islande 2011)
Pingouin torda (Islande 2011)
Pingouin torda (Islande 2011)
Pingouin torda (Islande 2011)

Nous admirons le coucher de soleil à minuit depuis la pointe la plus occidentale de l’Europe ! Retour au camping à 2 h du matin.

Je suis littéralement tombée amoureuse de ces falaises. En quittant le site je savais que j’y reviendrai un jour. Lors de mon deuxième séjour en Islande, je n’ai pu résister à l’appel de ce bout du monde. Si le coeur vous en dit, vous pouvez lire ce mon article écrit quelques années plus tard : le renard polaire et les oiseaux de Latrabjarg

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