3 août
Dernière matinée dans le Karoo. Les lumières du campement sont restées allumées toute la nuit pour éloigner les scorpions. Une pancarte dans les toilettes sert d’avertissement aux touristes et permet d’identifier les trois principales espèces et les chances de survie en fonction de celle qui vous pique … Après un petit café au milieu des Merles du Karoo et des Gobemouches fiscals, nous prenons la même boucle que la veille mais en sens inverse.




Peut-on être philosophe et naturaliste ? Voilà la question que se pose Alain Cugno, professeur de philosophie et amoureux des libellules dans son ouvrage La libellule et le philosophe. Les deux activités semblent a priori inconciliables, la philosophie s’enfonçant dans la rigueur de l’activité rationnelle tandis que le naturaliste bat la campagne pour tenter de capturer quelques instants : « En rapprochant la libellule et le philosophe, n’est-ce pas à cette frustration qu’il est fait référence ? N’est-ce pas la confrontation de deux êtres antithétiques inconciliables ? L’une toute en légèreté, volage, aérienne, féroce, insaisissable – éminemment superficielle – l’autre tout en poids, en lenteur et en profondeur, silencieux et immobile ? ».