Le Pic Malaoui ou Chapeau de gendarme, par Yahoué.
Situé dans la Chaîne Centrale de Nouvelle-Calédonie, le pic Malaoui est l’un des sommets emblématiques de l’intérieur de la Grande Terre. Cette randonnée offre une immersion profonde dans des paysages montagneux sauvages, loin du littoral, et permet de découvrir une facette plus fraîche, forestière et minérale du territoire. Moins fréquenté que d’autres sites connus, le pic Malaoui séduit les randonneurs en quête de nature préservée, de panoramas spectaculaires et d’observation naturaliste.

🥾 Fiche randonnée – Pic Malaoui (départ de Yahoué)
- Localisation
Chaîne Centrale, province Sud – départ depuis le secteur de Yahoué, à proximité de Nouméa. - Type de randonnée
Aller-retour - Niveau
🟠 Intermédiaire à soutenu
(randonnée réservée aux marcheurs réguliers) - Distance
Environ 6 km aller-retour - Durée
⏱️ 3h à 4h selon le rythme et les pauses - Dénivelé positif
⬆️ Environ 400 à 500 m - Altitude du sommet
Environ 600 m
Accéder au sommet du pic Malaoui
Dimanche 18 mars.
Le ciel est assez dégagé ce matin, temps idéal pour une randonnée aux alentours de Nouméa. C’est parti pour l’ascension du Pic Malaoui, appelé également le Chapeau de gendarme. Le sommet est accessible par deux chemins présentant chacun leurs avantages et leurs inconvénients : en passant par l’auberge des Khogis, chemin plus long mais moins abrupt, ou par Yahoué, plus court, mais bien plus raide !! C’est cette deuxième option que nous avons choisie … J’ai bien cru que je n’arriverai pas au bout, mais si, je l’ai fait 🙂 !
Au cœur de la forêt humide
La piste débute au nord de Yahoué et se transforme très vite en sentier au balisage plutôt discret. La montée est abrupte et des chaînes sont régulièrement disposées pour faciliter la tâche. Comptez environ 3 heures pour faire l’aller-retour.
La première partie est en forêt. Certes, ici, nous sommes protégés du soleil, mais avec l’effort physique et l’humidité ambiante, cela devient rapidement étouffant. Heureusement la beauté de ce paysage verdoyant aux nombreuses cascades fait vite oublier le reste.
Sur le plateau au milieu des niaoulis
Le sentier finit par déboucher sur un plateau au pied du pic. Le paysage se transforme radicalement et la forêt laisse place au maquis minier et aux niaolis aux feuilles odorantes. Fini l’ombre des larges fougères ! Par chance, le ciel s’est voilé et la morsure du soleil se fait moins sentir. L’atmosphère devient même agréable grâce à une légère brise.
C’est l’occasion de reprendre son souffle et de profiter un peu du paysage depuis les quelques bancs installés le long du sentier qui surplombe, au loin, Nouméa et son lagon. Mais la trêve n’est que de courte durée.
Dernière montée
Il reste la dernière montée le long de sillons creusés par l’eau au milieu de la terre rouge. Mieux vaut ne pas mettre des fringues auxquelles on tient pour venir ici ! Elles garderont un souvenir impérissable de votre passage dans ces milieux ultramaphiques ! A nouveau des chaînes, presque indispensables, permettent de se hisser au sommet du chapeau.
Mais cela vaut vraiment le coup … Le panorama est magique !
Le sentier continue vers le nord pour rejoindre l’auberge des Koghis, ce sera peut-être l’objet d’une future expédition dans le sud !
Au milieu de la brume
Nous ne profiterons pas bien longtemps du paysage … une brume se forme bien rapidement et tend à noyer le paysage sous une vague laiteuse.
Il est temps de faire demi-tour et de redescendre avant que la pluie n’arrive et que le terrain ne devienne trop glissant !
Quant à l’aspect naturaliste … j’avoue que j’étais plus concentrée sur la marche que sur les oiseaux ou les lézards ! A refaire donc mais peut-être en partant des Koghis, forêt riche en biodiversité.






