Le Cap N Dua et Prony. À l’extrême sud de la Nouvelle-Calédonie, le Cap N’Dua et la baie de Prony offrent l’un des paysages les plus spectaculaires du Grand Sud. Cette région sauvage se distingue par ses reliefs sculptés dans les terres rouges riches en fer et par ses panoramas ouverts sur le Lagon sud de la Nouvelle-Calédonie, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le Cap N’Dua marque la pointe méridionale de la Grande Terre et constitue un superbe point d’observation sur les récifs coralliens, les îlots du lagon et l’immensité de l’océan Pacifique. À proximité, le site historique de Prony rappelle l’histoire coloniale et industrielle de la région, avec les vestiges de l’ancien village minier et du bagne fondé au XIXᵉ siècle. Aujourd’hui, cette zone est aussi reconnue pour la richesse de ses milieux naturels, entre maquis minier, mangroves et eaux riches en biodiversité, où l’on peut parfois observer tortues marines, dugongs ou baleines à bosse durant leur migration.
Camping de Port Boisé
Samedi 21 juillet, au retour de la sortie en mer, je me rends au camping de Port Boisé tenu par Natacha qui participe également au suivi des baleines depuis le Cap N Dua. Le site est superbe.
Des reposoirs de laridés se sont formés sur la plage. Il y a peu de diversité ici. Seules 2 espèces sont présentes ce soir : des mouettes argentées ainsi que quelques sternes huppées accompagnées de leurs jeunes qui continuent à quémander.
La nuit tombée, je reprends la voiture pour me rendre sur le site de la mine de Goro pour faire cliché. Ambiance science-fiction garantie !
Au petit matin, je fais un rapide passage sur la plage, au cas où un groupe de dauphins aurait décidé de venir pêcher dans la zone. Mais la baie est calme, rien à signaler !
Balade au cap N’Dua
Démontage de la tente, et me voilà partie pour le Cap N Dua tout proche. Une piste, certes carrossable, quitte la route principale, mais, avec ma 207, je suis obligée de m’y prendre à plusieurs reprises pour certains passages …
Je finis malgré tout par arriver au petit parking au pied de la vigie, il vaut mieux y arriver tôt car il est vite plein ! Pour l’instant, il n’y a qu’une voiture 🙂 La fin de la piste fermée à la circulation, permet d’accéder rapidement au phare et au point de vue.
C’est d’ici, que, pendant la saison des baleines, se relaient les observateurs qui informent les navires. Ce matin, la mer est calme malgré les grains qui défilent à l’horizon. Malheureusement, pas de baleines en vue. Nous ne sommes qu’en début de saison.
Le sentier descend vers un second observatoire o! des longues-vue sont mises à disposition.
Le sentier dessine une boucle permettant de remonter au parking. Comptez environ 40mn pour faire cet itinéraire qui ne présente pas de difficulté. Prévoir plus de temps si vous espérez observer les baleines 😉
Le village de Prony
Pour le pique-nique, direction le village de Prony dont j’ai déjà parlé dans un article précédent (Tour du grand sud). Les touristes sont nombreux, cela fait même étrange de voir autant de monde ! ça change de Koné 😉 Je refais quelques images du site, avec cette fois-ci un peu plus de lumière.
Les chutes de la Madeleine

Pour terminer la journée, direction le sentier des chutes de la Madeleine. La petite réserve des Chutes de la Madeleine permet de découvrir la flore endémique. Sur ces sols latéritiques très riches en minéraux, les plantes ont été contraintes de développer des capacités d’adaptation particulières. Ceci permet ainsi de comprendre le fort taux d’endémisme. Sur les 168 espèces dénombrées dans les 400 ha de la réserve, 95% sont endémiques au Caillou.
Autrefois exploité, le site a fait l’objet depuis 1998 d’un programme de restauration. Pus de 10 000 plants ont ainsi été remis en place. L’entrée du parc dont l’accès est payant (400 XPF / ad). Les chutes ne sont qu’à 5 mn à pied de l’entrée. Il est désormais interdit de s’y baigner. Si vous voulez profiter de la rivière, rdv sur le site de la Netcha à 2 km plus au nord.



















