
Le Pouillot brun est un petit pouillot d’environ 11cm à l’allure assez corpulente et à large queue souvent tenue écartée à la fin du vol avant de se percher. Originaire du centre et de l’est de la Sibérie, ses plus proches territoires de nidification se situent dans l’extrême Est du Kazakhstan. Pour le trouver en hivernage, il faut se rendre dans le sud-est asiatique. C’est donc une espèce qui ne se montre que rarement en France. Parmi les espèces de pouillot soumises à homologation dans notre pays, le Pouillot brun est la deuxième espèce la plus classique après le Pouillot de Pallas (52 données contre 106)*. Le Finistère est le département le plus riche en observation puisqu’il truste 63 % des données. Le sud de la France par contre est beaucoup plus pauvre en observation. Seules trois données proviennent de la Camargue et rien dans le Languedoc Roussillon.


Nous traversons actuellement ce que certains politiques et journalistes se plaisent à appeler une crise écologique : réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, pollution … Cette crise est également liée à une crise de l’esprit où l’homme semble avoir perdu le sens de l’orientation : quelle est sa place au sein de la nature dont il dépend mais dont il est également le maître ? Alors que nous crions au loup et répondons aux problèmes par la destruction, nous pouvons nous demander quelle attitude adopter ? Quelle réaction l’homme doué de bon sens devrait-il avoir ? C’est dans ce contexte que Yves Paccalet, philosophe et naturaliste, publie cet ouvrage et cherche à nous rappeler à la raison. Son Eloge des mangeurs d’hommes aurait pu porter comme sous-titre « Critique des délires de l’homme moderne ». Malgré toutes ses prouesses techniques et technologiques, l’homme reste terrorisé devant l’image des grands prédateurs. Comme comprendre une telle peur alors que les chances de rencontrer de telles bêtes sont si infimes et le risque encourru si négligeable ? Cette peur des mageurs d’hommes témoigne d’un autre délire : celui de la peur de l’autre, la peur de l’étranger, littéralement la xénophobie. Enfin, nous pouvons distinguer dans ces lignes un troisième délire : celui de l’homme qui se croit hors de la nature alors qu’il scie la branche sur laquelle il est assis.