Où voir les oiseaux en Camargue ? La Camargue est l’un des plus grands sanctuaires ornithologiques d’Europe. Entre étangs saumâtres, marais d’eau douce, roselières et sansouïres balayées par le mistral, cette mosaïque de milieux naturels accueille des centaines d’espèces d’oiseaux tout au long de l’année. Flamants roses emblématiques, hérons, aigrettes, limicoles migrateurs et rapaces trouvent ici des zones de reproduction, d’hivernage ou d’escale migratoire d’importance internationale. Mais où observer les oiseaux en Camargue pour profiter pleinement de cette richesse exceptionnelle ? Des réserves naturelles aux étangs plus confidentiels, voici les meilleurs sites pour découvrir l’avifaune dans ce territoire unique du sud de la France.

Ma carte de Camargue

Pont de Gau : le spot incontournable

Située à quelques kilomètres des Saintes-Maries-de-la-Mer, la Parc ornithologique de Pont de Gau est l’un des meilleurs sites pour observer les oiseaux en Camargue. Cette réserve privée de plus de 60 hectares de marais, d’étangs et de roselières offre des sentiers aménagés sur pilotis et des observatoires parfaitement intégrés au paysage, permettant une observation facile et respectueuse de la faune.

On y observe toute l’année les emblématiques flamants roses, mais aussi hérons cendrés, aigrettes garzettes, ibis falcinelles, avocettes élégantes et de nombreuses espèces de canards. Grâce à la diversité des milieux et à une gestion favorable à la biodiversité, Pont de Gau constitue un site incontournable pour voir les oiseaux en Camargue, que l’on soit photographe, ornithologue amateur ou simple visiteur curieux de découvrir la richesse exceptionnelle du delta du Rhône.

Le meilleur spot pour voir les flamants roses
Flamant rose

Si vous vous demandez où voir les flamants roses en Camargue, la réserve de Pont de Gau est de loin le meilleur endroit. Facilement accessible avec des enfants, les oiseaux en sécurité dans ce sanctuaires se montrent particulièrement peu farouches. C’est aussi le paradis des photographes !

Deux itinéraires pour découvrir la réserve
Plan pont de gau

La plus longue boucle de 4,3 km permet de faire le tour de l’espace naturel Francis C. Fabre. Le circuit est jalonné d’observatoires permettant de faire de jolies observations. C’est la partie la plus sauvage du site.

Réserve de Pont de Gau en Camargue

Sur l’autre partie, une boucle de presque 3 km longe les marais Lamouroux et de Pont de Gau. C’est ici que vous pourrez admirer les flamants roses en toute sérénité.

Quand visiter Pont de Gau ?

Le printemps est probablement la période où vous pourrez admirer la plus grande diversité d’espèces. Quant aux flamants roses, ils sont présents toute l’année. Mais c’est au mois de décembre qu’ils paradent dévoilant alors leurs magnifiques couleurs.

Flamants roses

Au mois de février, c’est au tour des hérons de se livrer à leur démonstration amoureuse. Vous pourrez les contempler dresser leurs plumes et apporter les branchages au nid.

Héron cendré en Camargue

Informations pratiques
Aigrette garzette Pont de Gau

Horaires :

Le bureau d’accueil du Parc est ouvert tous les jours de l’année (sauf le 25 décembre) :

  • Du 1er avril au 30 septembre de 9h à 18h
  • Du 1er octobre au 31 mars de 10h à 17h
  • La sortie du Parc est indépendante du bureau d’accueil, et reste ouverte jusqu’au coucher du soleil toute l’année. Un café/terrasse est ouvert d’avril à octobre.

Tarifs :

  • Plein : 8€
  • Enfant (4 – 12 ans) : 5€

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Le musée de la Camargue

Acés libre

Installé dans une ancienne bergerie au mas du Pont-de-Rousty, le Musée de la Camargue propose une immersion complète dans l’histoire, les traditions et les paysages du delta du Rhône. À travers une scénographie moderne et interactive, le musée aborde l’évolution des activités humaines — élevage des taureaux et des chevaux, riziculture, salins — et les liens étroits entre les habitants et leur environnement naturel. C’est une excellente introduction avant de partir explorer le territoire.

Musée de camargue

À l’extérieur, un circuit de découverte balisé prolonge la visite au cœur des marais et des prairies. Ce sentier d’environ 3,5 km, ponctué de panneaux d’interprétation et d’observatoires, permet d’observer la flore typique et de nombreuses espèces d’oiseaux selon la saison. Facile et accessible, ce parcours offre une lecture concrète des paysages camarguais et complète parfaitement la dimension culturelle du musée par une approche naturaliste sur le terrain.

➤ C’est un bon spot pour observer le cygne de Bewick en hiver et les rassemblements de grues cendrées. Les roselières sont intéressantes pour la panure à moustaches.

La réserve de la Capelière et les salins de Badon

Située près de Salin-de-Giraud, La Capelière propose un sentier pédagogique en boucle à travers sansouïres, roselières et étangs, ponctué d’observatoires discrets. On y observe selon les saisons flamants roses, hérons pourprés, guifettes, rapaces migrateurs et une grande diversité de limicoles.

Cet ancien mas camarguais entouré de marais au bord de l’étang de Vaccarès, est le centre d’information de la Réserve naturelle nationale de Camargue depuis 1979. C’est également son centre administratif. Le sentier des rainettes (1,5 km) permet de découvrir les différents milieux de l’estuaire : sansouires, bois ou étangs.

Le site des anciens salins de Badon est en revanche accessible que si vous dormez au gîte ou lors de visites guidées. J’ai passé de nombreuses soirées au gîte avec des amis. J’y ai de très beaux souvenirs. Un site très convivial au coeur de la réserve de Camargue !

Tarifs de la visite à La Capelière :

– Plein tarif : 7,00 €
– Tarif réduit : 4,00 €
– Gratuit pour les adhérents SNPN et les moins de 12 ans

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Observatoires le long du Vaccarès

Acés libre

La route de Fiélouse, qui permet de rejoindre les Salins de Giraud, longe l’étang du Vaccarès.

’Étang de Vaccarès est la plus vaste étendue d’eau du delta du Rhône. Classé au sein de la Réserve naturelle nationale de Camargue, il bénéficie d’un statut de protection strict qui garantit la préservation de ses milieux exceptionnels. Cette lagune saumâtre, influencée par les apports d’eau douce du Rhône et les intrusions marines, abrite une biodiversité remarquable. Ses vastes étendues bordées de sansouïres et de roselières accueillent toute l’année une avifaune spectaculaire : flamants roses, sternes, hérons, canards hivernants et nombreux limicoles migrateurs. Zone centrale de la réserve, le Vaccarès joue un rôle écologique majeur en Camargue.

Profitez des différents points de vue pour observer les oiseaux. Vous pourrez y voir en hiver de vastes groupes de foulques, des harles huppés ainsi que des grèbes à cou noir et des grèbes huppés. Les flamants ainsi que les grands cormorans y sont communs. Il arrive que quelques goélands railleurs se mêlent aux mouettes rieuses pour pêcher au bond.

Goéland railleur en pêche sur l’étang du Vaccarès, Camargue

Certains observatoires surélevés permettent également de regarder du côté des marais souvent survolés par les busards des roseaux. C’est ici que se regroupent les canards en hiver. Si les fuligules se font désormais rares, on peut encore voir de jolis groupes de canards souchets et de siffleurs.

Faites un petit crochet jusqu’à l’observatoire sur l’étang du Grenouillet, en particulier au printemps. Lorsque les niveaux d’eau sont propices, les limicoles sont nombreux.

Les baisses et la plage de Piémanson

Acés libre

La route qui mène des Salins de Giraud à la plage de Piémanson est particulièrement intéressante et riche. Elle longe le Rhône et les salins. Les baisses accueillent ainsi une très grande diversité d’oiseaux. Leur présence varie en fonction des niveaux d’eau et de la saison. En hiver et en période de migration, c’est le meilleur endroit pour observer les grands rassemblements de laro-limicoles.

La dernière quinzaine du mois d’août est particulièrement magique, c’est à ce moment que les sternes, guifettes et limicoles forment des groupent importants en fin de journée.

Espèces fréquentes : tadorne de Belon, Avocette élégante, échasse blanche, gravelot à collier interrompu, grand gravelot, bécasseau variable, bécasseau minute, bécasseau sanderling, flamant rose, goéland leucophée, goéland railleur, mouette rieuse, sterne caugek, sterne pierregarin, sterne naine …

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Le marais du Mas d’Agon

La route qui traverse les marais du Mas d’Agon mérite qu’on y fasse une halte. Attention, pas de circuit pédestre ici mais des propriétés privées chassées mais qui accueillent de nombreux oiseaux. Les observations se font depuis la route, lorsque la végétation permet d’y voir. L’hiver, on peut y apercevoir avec un oeu de chance des cygnes de Bewick et des cigognes noires. Les ibis falcinelles y sont désormais communs.

Au printemps, les limicoles sont nombreux à faire halte ici. Tous types de chevaliers peuvent alors être observés. C’est aussi un bon spot pour observer les guifettes faire des allers-venus au-dessus de la route. Cherchez la leucoptère au milieu des moustacs. Les denses roselières ont longtemps abrité la reproduction des derniers butors de Camargue. Aujourd’hui très rare, vous pourrez peut-être entendre son chant sourd résonner.

Le Phare de la Gachole

Acés libre

Près de 20 km de pistes permettent de découvrir de vastes espaces de marais et de sansouires entre la Comtesse et les Saintes-Maries-de-la-mer. Un espace de pique-nique se trouve au pied du phare. Il est possible de passer la journée à sillonner le site qui conduit jusqu’à la mer. L’étang du Fangassier a longtemps constitué l’unique site de reproduction pour le flamant rose en France. Mais suite à des dérangements, la colonie s’est déplacée près d’Aigues-mortes. A l’automne, vous aurez peut-être la chance d’observer la sterne caspienne. Poussez jusqu’à la plage pour chercher les oiseaux hivernants. Plongeons et grèbes peuvent fréquenter la baie.

Les étangs du Verdier

Près du Sambuc, ce discret circuit permet de découvrir des roselières et des étangs attirant une grande diversité d’oiseaux. L’hiver, c’est un bon spot pour la cigogne noire et les rémiz pendulines. Un site à découvrir, on n’est jamais à l’abri d’une surprise !

Scamandre : réserve en petite Camargue

Entrée gratuite. Le site ferme à 18h

Situé à proximité de Vauvert, le Centre de découverte du Scamandre est l’un des sites les plus accessibles pour observer les oiseaux en Petite Camargue gardoise. Aménagé au cœur d’anciens marais et d’étangs, le domaine propose plusieurs sentiers balisés et des observatoires en bois permettant d’approcher discrètement la faune. Selon les saisons, on peut y admirer hérons, aigrettes, guêpiers d’Europe, rolliers, rapaces migrateurs et une grande diversité de canards et de limicoles. Grâce à ses parcours pédagogiques et à la richesse de ses habitats — roselières, sansouïres, prairies humides — le Scamandre constitue une étape idéale pour découvrir la biodiversité camarguaise dans un cadre préservé et familial.

carte scamandre

C’est l’un des meilleurs endroits pour observer les panures à moustache et la talève sultane en Camargue. Vous pouvez également les chercher depuis la voiture en prenant la route qui longe d’un côté le Scamandre et de l’autre l’étang du Charnier.

Les marais du Vigueirat

Situés entre Arles et Fos-sur-Mer, les Marais du Vigueirat constituent l’un des plus vastes espaces naturels protégés de Camargue occidentale. Classée réserve naturelle nationale, cette mosaïque de marais d’eau douce, roselières, sansouïres et prairies humides abrite une biodiversité exceptionnelle. Plus de 300 espèces d’oiseaux y ont été recensées, parmi lesquelles hérons pourprés, blongios nains, guifettes, busards des roseaux et de nombreux passereaux paludicoles. Des sentiers aménagés, des observatoires et des visites guidées permettent d’explorer ces milieux fragiles tout en respectant la quiétude de la faune. Moins fréquentés que les sites emblématiques du cœur de Camargue, les Marais du Vigueirat offrent une immersion sauvage et pédagogique, idéale pour découvrir la richesse écologique du delta du Rhône.

Un espace remarquable à préserver

Des grandes lagunes aux marais discrets, des réserves protégées aux sentiers accessibles, la diversité des sites permet à chacun — photographe, naturaliste ou simple promeneur — de vivre une expérience unique au contact de la faune sauvage. En respectant la quiétude des lieux et les règles de protection, vous contribuerez à préserver ce patrimoine exceptionnel, afin que la Camargue demeure l’un des plus beaux refuges ornithologiques d’Europe.

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