Jeudi 28 août

Au petit matin, nous prenons la direction de la boucle réputée pour l’observation des oiseaux. Celle-ci, longue d’une vingtaine de kilomètres  fait le tour du camp de Punda Maria. Il est possible d’y observer des espèces forestières comme le Trogon Narina, des Touracos et d’autres spécialités. Il y a bien ce matin quelques oiseaux qui chantent mais pas de véritable effervescence. Nous sommes probablement trop tôt en saison. Il n’y aura pas donc pas de coche ce matin et nous n’atteindrons pas les 350 espèces sur le voyage.

Raphicère de Sharpe (grysbok) (Kruger)
Raphicère de Sharpe (grysbok) (Kruger)

Retour au camp de Punda Maria pour voir s’il est possible de trouver une place de camping quelque part dans le parc pour ce soir. Nous souhaitons redescendre en direction du sud à travers le parc, et non par l’extérieur comme initialement prévu afin de profiter au maximum des paysages et des espèces. Autre avantage de cette option, ne pas avoir à se soucier de trouver un hébergement dans une quelconque ville. Le gars de l’accueil a fait des recherches et nous a trouvé une place dans le « rustic camp de Tsendze » situé au sud de Mopani. Nous sommes soulagés et contents de pouvoir prolonger notre séjour dans le Kruger. Avant de quitter Punda Maria, nous passons rapidement à l’observatoire où seuls quelques buffles sont présents. Mais deux éléphants finissent par s’approcher pour prendre à leur tour leur bain de boue matinal.

Éléphant (Punda-Maria Kruger)
Éléphant (Punda-Maria Kruger)

Cap au sud pour de nouvelles aventures. Passage devant le point d’eau qui la veille accueillait les lions et aujourd’hui … il y a aussi du Lion. Les 3 Lionnes sont allongées à l’ombre des petits arbres malgré une température encore clémente. Nous les observons durant 5 minutes puis nous traçons en se disant que ce petit point d’eau qui ne paie pas de mine est vraiment excellent. Il semble que ce groupe de lionnes y passe une partie de ses matinées.

Lionnes (Punda-Maria Kruger)
Lionnes (Punda-Maria Kruger)

Ensuite, des Zèbres, des Girafes, des Eléphants mais comme nous avons pas mal de km à parcourir dans la journée (272 km pour être précis), nous réservons nos arrêts pour des observations qui sortent de l’ordinaire. A midi, nous nous arrêtons à Shingwedzi et prenons le repas sur la terrasse du restaurant. Le hamburger est bon mais il ne vaut pas celui de Mopani, ni en goût et ni en taille ! Nous passons à Mopani non pour déjeuner à nouveau mais pour nous faire enregistrer pour le rustic camp.

Ganga bibande mâle (Punda-Maria Kruger)
Ganga bibande mâle (Punda-Maria Kruger)

Il nous reste à présent 3 heures de jour et nous décidons de peu rouler, préférant nous poser sur un point d’eau. Le 1er point d’eau visité fait l’affaire car il regorge de vie. Des gnous, des centaines de zèbres et un éléphant joueur qui sème la panique au milieu des autres herbivores.

Éléphant (Kruger)
Éléphant (Kruger)

Plus discrets, deux Chacals se faufilent derrière les zèbres et furètent dans tous les sens.

Chacal à chabraque (Kruger)
Chacal à chabraque (Kruger)

Le site doit être très fréquenté par les herbivores car le sol est pulvérulent et sous chacun de leurs pas, une fine poussière s’élève. Les zèbres débordent d’activité, ils se déplacent sans arrêt en petits groupes, effectuent d’incessantes courses-poursuites, se mordent …

Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)

Plus le temps passe et plus la lumière devient belle. Les ambiances à contre-jour sont les plus jolies. La lumière rasante du soir embrase la poussière qui s’élève lors de chaque course de zèbres créant de magnifiques effets de lumière. Tout simplement génial ! La lumière africaine comme pour les plus grands photographes, enfin on l’imagine.

Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)
Zèbre des plaines (Kruger)

16h30, nous rejoignons notre nouveau camp. Nous avons l’emplacement 30 et notre voisin avec qui nous faisons connaissance très sympa. Lui et sa femme s’intéressent aussi aux oiseaux. Nous lui offrons notre charbon qui ne nous servira désormais plus et lui nous invite à voir demain le dortoir diurne du Petit-duc africain. Autre info croustillante que nous apprenons : la nuit précédente, un éléphant a traversé le camp après avoir enfoncé la porte d’entrée et tombé la clôture pour en sortir. Il faut dire qu’ici, dans ce camp rustique, la clôture n’est pas très haute, pas vraiment impressionnante et surtout pas électrifiée … car il n’y a pas d’électricité ici. Nuit agréable avec 4 chanteurs de Petit-duc autour de notre tente.

1 Commentaire

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    Olivier R.
    Posted 18 octobre 2014

    Salut Sophie, Sébastien,

    Les photos de zèbres sont vraiment impressionnantes 😉

    Olivier

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