La côte rocheuse près du petit port de pêche d’Arnarstapi est particulièrement intéressante. Elle résulte de l’activité volcanique du volcan Snaefellsness au pied duquel elle se trouve. Les épanchements basaltiques résultant des éruptions successives ont formé des couches de lave qui, au cours des millénaires, ont subi les assauts des puissantes vagues de l’Atlantique. Cette confrontation de la mer et…
Située au sein de la réserve de biosphère de la mer d’Iroise, l’île d’Ouessant jouit d’une très grande réputation dans le monde ornitho. Certes, les espèces nicheuses y sont peu nombreuses, seulement près d’une cinquantaine. En revanche, lors de la migration post-nuptiale, au mois d’octobre, l’île, véritable carrefour migratoire, devient très attractif aussi bien pour les passereaux en halte que pour le seawatch. Aussi, plus de 400 espèces ont-elles déjà été observées. L’avifaune ne représente pas le seul intérêt naturaliste d’Ouessant : il est possible d’y observer plusieurs espèces de cétacés, en particulier des Grands dauphins ainsi que des Dauphins communs. Alors, ouvrez l’œil pendant la traversée !
Par où commencer ? Cela faisait longtemps déjà que l’idée me trottait dans la tête de me rendre sur cette île si réputée dans le cercle des naturalistes ! C’est là qu’effectivement, chaque automne, se donnent RDV de nombreux ornithos pour taquiner LA rareté : Grive dorée, Pouillot de Pallas et autres piafs venus de Sibérie ou de l’autre côté de l’Atlantique ! Mais cette année, j’ai enfin saisi l’occasion en accompagnant un couple d’amis et leur bambin déjà cocheur ! Je les remercie d’ailleurs vivement au passage de m’avoir accueillie parmi eux toute une semaine !
Le froid s’installe sur la Provence, une bonne occasion de partir à la rencontre des premiers oiseaux hivernants de Camargue. Nous hésitons entre le sud du delta et le nord. Le sud, ce serait le prolongement de notre escapade à Ouessant. Prospecter les ultimes passereaux migrateurs avec, un peu de chance, croiser un gag, un petit passereau sibérien par exemple ! Quant au nord, c’est une…
Dimanche 17 juillet.
Dernière grosse étape de notre voyage en Islande, la péninsule de Snaefellsness à laquelle nous avons consacré deux jours. A l’instar de nombreux endroits en Islande, l’empreinte volcanique est partout visible. Volcans, champs de lave recouverts de mousses, cônes pyroclastiques, orgues basaltiques, superposition de couches de laves … le tout dominé par les 1448 m d’altitude du volcan éponyme. Une bien belle région à découvrir au fil des pas.

Samedi 16 juillet 2016
Nous quittons Latrabjarg et ses falaises remplies d’oiseaux marins vers 7h30, direction le ferry qui doit nous permettre de rallier la péninsule de Snaefellsmess. Nous arrivons au hameau de Brjanslaekur et de son quai d’embarquement d’où partent les ferrys pour assurer la traversée du Breïdafjordur. Nous prenons notre ticket de l’autre côté de la route dans le petit café (nous avions réservé notre traversée depuis la France, deux mois auparavant car sans ça, plus de place sur le bateau !). Il y a un peu de queue au comptoir mais heureusement nous avons un peu de marge. Après 40 min d’attente, les véhicules entrent dans les cales et nous gagnons le pont supérieur pour prendre position. Les nuages du début de journée ont été chassés et le soleil brille maintenant sans partage. Le fond de l’air est encore frais mais la sensation de légère chaleur est agréable. Le fjord est encore une fois étal, des conditions propices pour la recherche des cétacés. Nous scrutons la mer, observant tantôt des Macareux, tantôt des Mouettes tridactyles ou encore des Guillemots à miroir. Toutefois la présence de très nombreuses iles au travers desquelles nous zigzaguons indiquent que les eaux sont peu profondes, un facteur défavorable … En 3h30 de traversée, pas la moindre dorsale de cétacés !

