Samedi 1er août Plus de 100 km d’une piste assez roulante nous attendent. Les paysages qui défilent sont de plus en plus arides et désolés. Quelques rares oiseaux s’y hasardent. Après deux heures de route, nous arrivons au nord de Swakopmund. Nous bifurquons vers la droite et suivons la route du sel (pas celle de l’Almanare à Hyères ;o). De nombreux accès permettent de se rapprocher de l’océan. Nous prenons l’un deux et après deux cents mètres, nous surplombons l’océan. Nous prenons le temps de pique-niquer non sans se couvrir avec une petite couche. L’air marin est frais et une forme de nébulosité limite l’échauffement par le soleil. Malgré plus d’une heure à scruter l’océan, celui-ci est vide. Pas d’oiseaux et pas le moindre souffle de cétacé. Sur la plage en contrebas, de rares gravelots courent sur la grève en suivant le mouvement des rouleaux venant s’échouer. A la recherche du moindre petit animalcule, ils sont contraints de slalomer entre les longs cordons d’écume verte qui envahissent la plage. Encore une fois, cela ne donne pas envie de mettre un pied dans l’eau ! La route nous mène à présent vers Cape Cross. Pendant quelques années, cette avancée rocheuse a été le point le plus austral connu des occidentaux.
