Direction le Port Vauban d’Antibes où stationne depuis le 25 décembre un Rougequeue noir de la sous-espèce Phoenicuroides. Cette sous-espèce niche en Chine et en Mongolie et hiverne de l’Inde à l’Éthiopie en passant par la péninsule arabique.
Rougequeue noir, ssp. Phoenicurus ochruros phoenicuroides, port Vauban, Antibes
Située au sein de la réserve de biosphère de la mer d’Iroise, l’île d’Ouessant jouit d’une très grande réputation dans le monde ornitho. Certes, les espèces nicheuses y sont peu nombreuses, seulement près d’une cinquantaine. En revanche, lors de la migration post-nuptiale, au mois d’octobre, l’île, véritable carrefour migratoire, devient très attractif aussi bien pour les passereaux en halte que pour le seawatch. Aussi, plus de 400 espèces ont-elles déjà été observées. L’avifaune ne représente pas le seul intérêt naturaliste d’Ouessant : il est possible d’y observer plusieurs espèces de cétacés, en particulier des Grands dauphins ainsi que des Dauphins communs. Alors, ouvrez l’œil pendant la traversée !
Par où commencer ? Cela faisait longtemps déjà que l’idée me trottait dans la tête de me rendre sur cette île si réputée dans le cercle des naturalistes ! C’est là qu’effectivement, chaque automne, se donnent RDV de nombreux ornithos pour taquiner LA rareté : Grive dorée, Pouillot de Pallas et autres piafs venus de Sibérie ou de l’autre côté de l’Atlantique ! Mais cette année, j’ai enfin saisi l’occasion en accompagnant un couple d’amis et leur bambin déjà cocheur ! Je les remercie d’ailleurs vivement au passage de m’avoir accueillie parmi eux toute une semaine !
Le pouillot à grands sourcils est un nicheur sibérien que l’on rencontre dans les forêts à l’est des Monts Oural hiverne dans le sud-est asiatique. Mais chaque année, des individus s’égarent vers l’ouest et le mois d’octobre est en France comme dans les autres pays de l’Europe de l’ouest le meilleur moment pour contacter cette espèce. Sa phénologie d’apparition coïncide avec l’arrivée des pouillots véloces et des Roitelets triple bandeau qui viennent hiverner chez nous ou transitent en direction de l’Afrique du nord.
Pouillot à grands sourcils, Aix en Provence, octobre 2016
La Roussette noire, chauve-souris endémique de Maurice. L’île Maurice a accueilli 4 espèces de chauves-souris : le Taphien de Maurice (Taphozous mauritianus) petite chauve-souris noire et blanche que nous avons observée un soir sur la plage de La Preneuse, le Petit Molosse (Mormopterus acetabulosus), la Rougette ou Roussette à collet rouge (Pteropus subniger) qui vivait autrefois à La Réunion et…
La sécheresse s’est abattue sur la Provence en cette fin d’été. La végétation desséchée et jaunie par le manque d’eau crée une ambiance désertique. En traversant la plaine de Crau, ce sont des images d’Afrique qui se raniment dans notre esprit. Nous voilà transportés dans les vastes étendues d’Etosha. Mais ici ni zèbre, ni grand fauve. La vie reste cachée à l’ombre des tas de pierres ou des murs des bergeries qui accueilleront bientôt les brebis de retour d’estive. Seuls quelques derniers Faucons crécerellettes s’activent. Mais, alors que le soleil décline, les oiseaux semblent s’éveiller de leur torpeur. Deux Alouettes calandrelles fouillent au milieu des galets à la recherche d’un quelconque insecte. Un petit cri plaintif attire notre attention : ils sont là, confiants dans leur camouflage, les Pluviers guignards.